"Le Turquetto" de Metin Arditi

Coup de coeur de Claire, libraire à Concarneau

Se pourrait-il qu'un tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse ? Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom contre celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même.Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie…

 

 Le Turquetto est à la peinture ce que le livre de Patrick Süskind fut au Parfum : un vrai voyage des sens ! Ce roman nous raconte l'ascension et la chute d'un peintre de génie : Le Turquetto, petit turc de Constantinople venu à Venise pour vivre de son art et qui se retrouvera pris dans la jalousie et les intrigues de la grande et décadente Sérenissime.

 

Le Turquetto

Métin Arditi

Actes Sud - Parution : août 2011

RENTREE LITTERAIRE 2011

 


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Commentaires : 1
  • #1

    yvan (vendredi, 14 octobre 2011 19:14)

    Suite à cet article j'ai lu ce roman et je l'ai apprécié. Un destin et un personnage à la croisée des religions ds philosophies et des cultures, à la recherche d'une identité, entre laideur et beauté. L'art comme valeur suprême, opposé à la laideur des âmes, Elie observe l'art détourné à des fins politiques ou instrumentalisé par la religion. L'auteur appuie parfois un peu fort sur le pinceau pour décrire les personnages secondaires, mais certains sont fascinants comme Gandolfi ce surprenant nonce autodestructeur.