"Les silences de la guerre" de Claire Fourier

Coup de coeur de Cécile, Espace culturel de Concarneau

La guerre. Ce pourrait être n’importe laquelle. C’est celle de 1940. L’histoire se passe près de Brest, dans la maison réquisitionnée pour loger un officier allemand affecté à la construction du mur de l’Atlantique. L'ingénieur allemand anti-nazi, le Français résistant et sa fille de 20 ans vont peu à peu rentrer dans un dialogue qui interroge le passe, le présent, l'histoire et l'art. "Une double histoire d'amour et d'estime entre trois Européens avant la lettre comme l'explique" la romancière historienne Claire Fourier.

 

Elle entrelace le déroulement de la guerre et celui d’un amour avec un récit écrit à la première personne par l'héroîne qui, vingt ans plus tard, se souvient. Elle donne à voir un homme et une femme qui choisissent de donner tort à la guerre et décident d’entrer dans une résistance supérieure. À nouveau, elle traite un thème qui lui est cher avec un souci minutieux de l’exactitude historique.

 

Ni tout à fait roman, ni tout à fait récit historique, la prose de Claire Fourier entraîne le lecteur dans des questionnements qui dépassent la simple fiction. La résistance, l'identité, le devoir, la transgression sont autant de thèmes abordés et amenés aux lecteurs comme des correspondances, des synesthésies que ce pendant au féminin du Silence de la mer de Vercors, inspire.

 

Ce livre sonne comme un hommage aux Bretons, à leur tempérament, à leur ouverture d'esprit, à leur sensibilité aigüe, à l'indépendance d'esprit dont ils sont capables ! Claire FOURIER

 

Claire Fourier vient d'obtenir le Prix BRETAGNE - Priz Breizh 2012 pour ce  roman. Créé en 1961, le Prix BRETAGNE - Priz Breizh couronne un romancier d’origine bretonne ou un récit concernant la Bretagne. Le Prix BRETAGNE - Priz Breizh est doté par le Groupe Bolloré.

 

Les silences de la guerre

Claire Fourier
Editions Dialogues - parution : janvier 2012

PRIX BRETAGNE 2012


EXTRAITS BIBLIOGRAPHIQUES :

  • Ce que dit le vent d'Ouest, Jean-Paul Rocher (1998)
  • Ma géographie intérieure
  • C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes, éditions Bartillat (2002)

Un récit qui évoque le deuil de la mère et le huis-clos dans la maison de Ploudalmézeau entre une mère subitement morte et sa fille. Un huis-clos plein de fenêtres mentales et de retour sur le passé en Bretagne.

  • Plus marine que la mer, roman, Le Serpent À Plumes ( 2004)
  • Métro Ciel, suivi de Vague conjugale, récits, Rééd poche, coll. Babel, (2006)

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