Jacques, disquaire à l'Espace Culturel E.Leclerc de Douarnenez aime "Pedadenn" par La Grande Tribu

 

Enfin un hommage à Youenn Gwernig, et pas n'importe quel hommage ! Ses filles et leurs proches donnent à Youenn, une mise en lumière.

Mis en musique par "La Grande Tribu", l'intemporalité des textes de Youenn Gwernig est une évidence ! Que ce soit en anglais, sur un rythme folk très actuel, reggae, ou en breton, les textes de Youenn Gwernig tombent toujours juste et nous révèlent avant tout un homme ouvert au monde, et qui défend sa culture.

 

 

Commencement de l’histoire de cet album :

"Un matin de juillet 2012, je partageai avec mon ami Ben, un café fumant dans mon petit jardin ensoleillé du Port-Rhu…à Douarnenez. Comme souvent, avec les vieux copains, on se remémorait les concerts de Youenn, les tournées sur lesquels nous nous croisions et les aventures parfois rocambolesques mais toujours cocasses dans lesquels nous entrainait mon père, le grand Youenn. Je lui fis part de ma nostalgie de ne plus pousser la chansonnette avec mes parents mais aussi avec mes soeurs. « On n’est jamais trop tard pour bien faire » me dit-il, en rigolant, une pointe de malice dans les yeux.

Quelques mois et des dizaines d’heures de répétitions et d’enregistrements plus tard, c’est avec un immense plaisir que nous vous présentons le fruit de notre laborieux mais si joyeux travail collectif amical et familial (trois générations) autour des chansons et des poèmes de Youenn Gwernig.

Bienvenue chez la Grande tribu !"

 

Pedadenn

La Grande Tribu

Sortie : mars 2014

 

> En savoir plus et écouter des extraits de l'album


Youenn Gwernig, portrait

Youenn Gwernig est né en 1925 à Scaër dans le Finistère.

Sculpteur sur bois, il fut également sonneur de cornemuse et musicien réputé. A la fin des années 40, il sillonne la Bretagne en jouant avec ses compères Job Le Corre ou Polig Montjarret et Robert Boëdec.

Youenn et Polig Montjarret mettent sur pied l’ensemble de sonneurs de la Kevrenn Kemper (ce qui deviendra plus tard le Bagad Kemper).

Début des années 50, Youenn et Suzig, son épouse (une des belles voix de Bretagne) s’associent à Glenmor et Pierre-Yves Moign pour former le groupe « Arnev ». Ils créeront ensemble avec Eliane Pronost, la troupe, “Breizh a gan”. Puis, le grand Youenn, comme beaucoup d’autres Bretons dans les années 50, décide d’émigrer aux Etats-Unis. Il s’installe avec sa famille à New York au coeur du melting-pot, pendant douze années. Ce séjour influencera durablement son oeuvre littéraire et musicale. Épris de littérature et de poésie, il commence peu à peu à mêler la musique à ses poèmes, ainsi naîtra la complainte, Gwerz an Harluad (Complainte de l’exilé). Suivront des dizaines de chansons populaires, chroniques de la vie des hommes, des bretons, récits poétiques des évènements qui touchent, reflets de cette identité bretonne qu’il défendra tout au long de son existence.

Rentré en Bretagne, dans les années 70, Youenn Gwernig co-signe le “Manifeste des chanteurs bretons” à Plessala en faveur d’une culture populaire avec Diaouled ar Menez, Gweltaz Ar Fur, Glenmor, Kerguiduff, Tri Yann, Gilles Servat, Myrdhin, Gérard Delahaye, Patrick Ewen et Kristen Noguès…

 

Certaines de ces chansons ont été adaptées par Graeme Allwright, Pascal Lamour, le trio Ewen/Delahaye/Favennec, Dan ar Bras, Nolwenn Korbel, Andréa ar Gouilh…

En 1981, il écrit La Grande Tribu qui sera publié chez Grasset en 82. Ce roman demeure encore aujourd’hui une référence pour toute une génération de beatniks celtiques patentés et universalistes.

Son engagement politique en faveur de l’identité bretonne lui fera accepter le poste de responsable des programmes en langue bretonne à FR3 Bretagne en 1983. Poste qu’il occupera jusqu’à la retraite en 91.

 

Décédé le mardi 29 août 2006, à Douarnenez, il repose désormais à Scaër.

Oscillant entre émerveillement et compassion, malice et tendresse, Youenn était surtout un éveilleur de conscience. Il le demeure en ces temps de mondialisation où l’identité de chaque être et de chaque peuple doit s’épanouir. Cet album a pour ambition de faire découvrir ou redécouvrir l’oeuvre de ce breton épris de liberté, voyageur enraciné, poète rare et qui laisse derrière lui des airs que nous pourrons entonner encore longtemps si nous ne les oublions pas.

C’est toute l’histoire de cet album, chanter les chansons de Youenn, faire découvrir sa poésie et faire vivre son oeuvre en créant de nouvelles chansons à partir de ses textes pas encore mis en musique.

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