"Le visage des Gad" d'Olivier Le Bras, coup de cœur des Espaces culturels E.Leclerc bretons

Chronique de Cécile des Espaces culturels E.Leclerc / Scarmor

 

Octobre 2013 : c'est le choc !  Près de 1000 licenciements étaient prononcés à l'usine Gad de Lampaul-Guimiliau dans le nord Finistère. Olivier Le Bras, employé aux abattoirs depuis 19 ans et délégué syndical, s'est retrouvé porte-drapeau des salariés et de leurs familles pendant des mois de lutte, pour tenter de conserver les emplois.

 

Dans ce livre témoignage, Olivier Le Bras retrace le fil de l'histoire à la manière d'un journal, reprenant point par point les faits, les annonces, les événements, les rencontres, les espoirs parfois, et les désillusions. Ponctué de témoignages extérieurs, le "métis breton" revient aussi sur son parcours, comment il est arrivé à ce poste particulier, lui l'ouvrier spécialisé de formation agricole, fier d'un travail pourtant pénible qui irrigue toute la chaîne de l'agroalimentaire régional.

 

A 40 ans, le conflit le révèle au grand public : diplomate mais déterminé, sensible, présent sur tous les fronts institutionnel, économique et surtout médiatique. Il prône jusqu'au bout la poursuite du travail en espérant un repreneur et invente sur le tas une nouvelle façon de faire du syndicalisme.

 

Ce livre fait découvrir de l'intérieur la réalité de la lutte, avec les élus, tribunaux de commerce, conseils d'administration, en décryptant ce qui nous apparaît flou et complexe. Interpellé par les médias, reconnu par les responsables politiques, Olivier Le Bras a incarné « le visage des Gad ».

 

Cette radioscopie d'une mort annoncée est un livre poignant et authentique, qui éclaire une actualité toujours à vif et une situation de crise qui continue à éprouver la Bretagne. L'éminente sociologue Anne Guillou, dans une maïeutique sans doute discrète, permet la distance nécessaire pour accompagner ce récit, comprendre ce conflit et plus généralement ce qu'il révèle d'un système agroalimentaire en souffrance dans notre Région, dans notre Pays... Plus qu'un livre-témoignage, Olivier Le Bras a redonné un visage à tous les Gad, de l'humanité à ce qui n'était pour certains qu'un feuilleton social télévisé déjà terminé et une voix qui porte et portera encore...

A lire absolument !

 

LIRE AUSSI :

OUEST-FRANCE : Emmanuel Macron, le ministre s'excuse auprès des ex-salariés Gad

LE TELEGRAMME : Gad, le texto d'Emmanuel Macron

 

Le visage des Gad. Le combat du "métis breton"

Olivier Le Bras, en collaboration avec la sociologue Anne Guillou

Editions Locus-Solus

Parution : janvier 2015


Dédicaces

> Espace culturel E.Leclerc de LANDERNEAU

SAMEDI 31 JANVIER : Olivier Le Bras & Anne Guillou en dédicaces de 10h à 12h30 et de 14h à 15h30

 

> Espace culturel E.Leclerc PORTE DE GOUESNOU

SAMEDI 31 JANVIER : Olivier Le Bras & Anne Guillou en dédicaces à 16h30

 

> Espace culturel E.Leclerc de QUIMPER

SAMEDI 07 FEVRIER : Olivier Le Bras & Anne Guillou en dédicaces de 14h à 16h

> Espace culturel E.Leclerc de CARHAIX

SAMEDI 14 FEVRIER : Olivier Le Bras & Anne Guillou en dédicaces à 16h

> Espace culturel E.Leclerc de PLOUGASTEL

SAMEDI 28 FEVRIER : Olivier Le Bras & Anne Guillou en dédicaces à 16h

 


Extrait

Le visage des Gad, d'Olivier Le Bras,

En collaboration avec Anne Guillou - Locus-Solus,

[EXTRAIT] Page 148 - Illettrisme
"Pour beaucoup d'ex-salariés, et pas forcément les plus anciens, l'école est loin. Le temps passant, on a oublié les règles apprises autrefois. La lecture se résume à celle du quotidien et parfois à ses pages sportives. Quant à l'écriture, elle est devenue un exercice laborieux. Des années, des décennies de travail à la chaîne ont laissé s'éloigner et s'éteindre les acquis de l'enfance et de la jeunesse.


Il n'y a pas d'analphabètes chez Gad.

Tous ont fréquenté l'école, ont un niveau CEP, CAP, BEP, BTA ou BTS. Certains, des femmes surtout, alignent sur leur CV des années post-bac à la Faculté et n'ont choisi l'usine que par défaut. Beaucoup disposent d'un capital important , même s'il s'est érodé avec le temps, et pourront l'exploiter. Mais, pour un grand nombre, le travail physique si exigeant pour le corps, a rendu la lecture prolongée difficile et, après les journées éreintantes à la chaîne, il est plus facile de se détendre en regardant la télévision qu'en prenant un livre"...

Écrire commentaire

Commentaires : 0